Bas-Saint-Laurent : les partis politiques pressés de s'engager contre la violence conjugale
Le drame conjugal survenu à Rimouski samedi provoque l'entrée dans la campagne électorale du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
L'organisme qui regroupe 47 maisons d'aide et d'hébergement sur le territoire québécois presse tous les partis politiques à s'engager à accentuer la lutte contre la violence conjugale en rappelant la succession de drames survenus récemment.
« Dès la semaine dernière, le Regroupement des maisons a commencé à interpeller les différentes formations politiques, le meurtre de samedi nous oblige à redoubler d'ardeur et à demander aux chefs de tous les partis de s'engager. » - Nathalie Villeneuve, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Après le meurtre d'une femme à Lasalle en juillet, celui de deux enfants à Warwick quelques jours plus tard, s'est ajouté le meurtre de Martine Giguère, 42 ans, samedi à Rimouski. Dans les trois cas, souligne le Regroupement, l'auteur présumé du meurtre est le conjoint ou le père des enfants.
La présidente du regroupement, Nathalie Villeneuve, affirme que des politiques gouvernementales ont incité les policiers et les tribunaux à agir et à condamner les actes criminels commis en contexte conjugal. Il reste cependant beaucoup à faire, selon elle. Elle constate, entre autres, qu'il est difficile pour les tribunaux de la famille de tenir compte de la violence conjugale qui se poursuit et augmente même dans certains cas, après la séparation.
Le gouvernement du Québec était en pleine élaboration d'un nouveau plan d'action contre la violence conjugale, lors du lancement de la campagne électorale. Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale demande aux différents partis politiques quelles seront leurs actions s'ils forment le prochain gouvernement.




