Menu Est du Québec

Jeudi 2 février 2012 17 h 24

Une famille dénonce le comité de discipline du conseil des médecins de l'Hôpital de Rimouski qui a mis près de deux ans à analyser une plainte à l'égard d'un chirurgien de l'établissement. Elle reproche également au comité d'avoir refusé d'imposer des mesures disciplinaires au chirurgien, malgré un rapport très incriminant.
Partager

Bas-Saint-Laurent : une famille de Rimouski blâme un chirurgien

Une famille dénonce le comité de discipline du conseil des médecins de l'Hôpital de Rimouski qui a mis près de deux ans à analyser une plainte à l'égard d'un chirurgien de l'établissement. Elle reproche également au comité d'avoir refusé d'imposer des mesures disciplinaires au chirurgien, malgré un rapport très incriminant.

Les faits allégués

Le 24 janvier 2009, Léonard Beaulieu, âgé de 83 ans, était admis à l'Hôpital de Rimouski. Le 10 février, il y décédait d'une maladie pulmonaire.

Une enquête effectuée par le médecin examinateur, Roger Turmel, désigné par l'Hôpital à la demande de la famille, a démontré que plusieurs fautes professionnelles avaient été commises par le chirurgien a traité M. Beaulieu.

Dans le rapport, on lit par exemple que le chirurgien a négligé de faire administrer au patient huit médicaments pourtant prescrits. Le chirurgien a aussi omis de rédiger le protocole opératoire, obligatoire après toute intervention chirurgicale.

Le fils du patient décédé, Gervais Beaulieu, affirme que le chirurgien a rempli cette obligation seulement huit mois après le décès de son père.

Toujours selon le rapport, le chirurgien a refusé de fournir aux membres de la famille des informations sur l'état de santé de leur père. Selon Gervais Beaulieu, le chirurgien a même, à une occasion, carrément refusé de parler à la famille

Le Dr Turmel écrit : « Pour ces diverses raisons, je suis d'avis que celle-ci mérite une étude à des fins disciplinaires par un comité constitué par le conseil des médecins et dentistes ».

Pourtant, le comité de discipline du conseil des médecins et dentistes de l'Hôpital de Rimouski ne s'est réuni que deux ans plus tard pour étudier la plainte. Et ce, affirme Gervais Beaulieu, « après que la famille eut fait de nombreuses pressions ». M. Beaulieu se souvient d'avoir parlé à la commissaire aux plaintes, Suzanne Bérubé, à plusieurs reprises. « Je lui ai demandé pourquoi le comité de discipline n'avait pas été nommé », poursuit M. Beaulieu.

Finalement, après avoir analysé la plainte, le conseil des médecins et dentistes de l'Hôpital concluait que les circonstances entourant le décès de Léonard Beaulieu ne nécessitaient pas de mesure disciplinaire.

Le conseil des médecins et dentistes a refusé de nous accorder une entrevue.

D'après un reportage de Paul Huot

Partager
Site Complet App iOS App Android