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Vendredi 04 mai 2012 19 h 48

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Faits divers

Bambin tué par balle à Lévis : un homme de 36 ans accusé

Nicolas Lacroix, 36 ans, a été accusé vendredi après-midi d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort du petit Nathan, 2 ans, tué par balle jeudi soir, à Lévis. Le coup de feu aurait vraisemblablement été tiré par accident.

Rappelons que le drame est survenu en fin de journée dans une résidence de la rue Foisy, dans le Vieux-Lévis. Vers 18 h 30, le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) a reçu un appel au 9-1-1 de Mélanie Bissonnette, la mère de la jeune victime.

Nicolas Lacroix est un ami d'enfance de Mélanie Bissonnette. Il se trouvait à la résidence de celle-ci à l'arrivée des policiers.

Selon des témoins, Nicolas Lacroix s'était rendu chez elle pour lui venir en aide. Sur sa page personnelle du site de réseautage Facebook, le jeune femme se disait harcelée par un individu. Mélanie Bissonnette ne semblait pas connaître l'homme dont elle se disait harcelée et déplorait l'inaction des policiers pour lui venir en aide.

Des témoins ont rapporté que Nicolas Lacroix s'est présenté à la résidence de son amie d'enfance avec une arme à feu dissimulé dans un sac en cuir noir. Il aurait vraisemblablement voulu la protéger. Or, pour une raison encore inconnue, un coup de feu a été tiré. Le petit Nathan a été atteint mortellement à la tête.

« Le monsieur disait que Mélanie était peut-être menacée. Ça l'inquiétait. Il voulait venir l'aider. Il est entré avec une arme à feu. Qu'est-ce qui s'est passé? On ne le sait pas. C'est peut-être une négligence totale », a raconté Nancy Bergeron, une voisine de Mélanie Bissonnette.

Un autre voisin, Maurice Gauvin, a été témoin des instants après le drame. « J'ai commencé à entendre crier et pleurer dehors. Je me suis placé à la porte puis j'ai regardé en avant. Je voyais Mélanie pleurer à terre puis le gars (Nicolas Lacroix), lui, il s'était pogné les cheveux à deux mains puis il était comme en état de choc », raconte-t-il.

Vendredi après-midi, la Couronne s'est opposée au palais de justice de Québec à la remise en liberté de Nicolas Lacroix. Elle a également recommandé que l'accusé soit conduit à l'infirmerie. L'homme de 36 ans a paru sonné et en état de choc lors de sa comparution.

Le SPVL s'explique

Par ailleurs, la police de Lévis a tenu à s'expliquer sur la plainte portée par Mélanie Bissonnette au sujet de la personne qui la harcelait et concernant l'inaction des policiers pour lui venir en aide.

Mélanie Bissonnette a déposé une plainte au SPVL le 27 avril. Les policiers se sont alors présentés à son domicile. Après avoir discuté avec elle, ils lui ont demandé de remplir un formulaire afin de compiler les informations concernant son harceleur.

Mélanie Bissonnette ne l'aurait cependant pas remis aux policiers et ne les aurait pas rappelés, en dépit des nouvelles menaces dont elle disait faire l'objet.

« On n'a pas eu un deuxième appel. Donc, on s'est limité à la première rencontre avec la dame le 27 avril et ensuite, la dernière fois qu'on est allé à cet endroit-là, c'est hier malheureusement », a expliqué Éric Laliberté, porte-parole du SPVL.

« Si, entre temps, avant que le formulaire soit complété, il y a eu menace, il y a eu voies de fait, ben on demande aux gens d'appeler puis à ce moment-là de dénoncer et pouvoir justement porter des accusations. Si on n'a pas cette information-là, on ne peut pas continuer », ajoute-t-il.

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