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Lundi 21 mai 2012 14 h 36

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Conflit étudiant

Manifestations à Montréal : le maire Tremblay appelle à une trêve

Au lendemain d'une manifestation qui s'est soldée par plus de 300 arrestations à Montréal, le maire Gérald Tremblay a demandé une reprise du dialogue entre les associations étudiantes et le gouvernement, sans quoi la situation risque de se détériorer à son avis.

Gérald Tremblay a aussi félicité les policiers pour leur travail, malgré les critiques de plusieurs personnes présentes à la manifestation de dimanche.

« La ville est à feu, on met le feu gratuitement et ensuite on va se cacher dans les terrasses. Les policiers font un travail remarquable dans des situations difficiles, de plus en plus complexes. » - Le maire de Montréal Gérald Tremblay

Dimanche soir, plus de 300 personnes ont été arrêtées lors d'une 27e manifestation nocturne. Les policiers rapportent avoir reçu des projectiles avant le début de la manifestation, qui a commencé vers 21 h au parc Émilie-Gamelin.

Le groupe de protestataires s'est ensuite scindé en trois, l'un d'entre eux se dirigeant vers le nord et un autre vers l'ouest. Un feu a été allumé au coin des rues Saint-Denis et Ontario et des vitres ont été fracassées au coin de Bleury et Sherbrooke, puis au coin de Clark et Sainte-Catherine.

Les policiers ont déclaré le rassemblement illégal peu après 21 h et tenté de disperser les manifestants avec des bombes assourdissantes et des gaz irritants.

Une dizaine de manifestants et autant de policiers ont été blessés légèrement au cours des événements.

Les policiers se défendent d'avoir appliqué dimanche soir la loi 78, adoptée vendredi, alors que l'itinéraire des manifestants était inconnu des autorités. Plusieurs manifestants ont aussi défié le nouveau règlement municipal sur l'interdiction de porter un masque pendant une manifestation.

« Rien n'est parfait », selon le ministre Dutil

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a de nouveau dénoncé pour sa part les actes violents des manifestants, refusant d'y voir une conséquence de la loi spéciale adoptée par Québec.

« Les violents sont les violents. Il y a toujours des gens qui ne veulent pas respecter les lois. Et dans une démocratie, les lois doivent être respectées. Il y a d'autres moyens quand n'on est pas d'accord avec une loi pour la faire changer, qui s'appelle les élections. »

Questionné sur le travail des policiers, critiqué par plusieurs certains actes de policiers, le ministre s'est contenté de dire que les policiers n'étaient pas parfaits et que les citoyens pouvaient déposer des plaintes en aillant recours à la déontologie policière.

« Rien n'est parfait, les policiers ne sont pas parfaits non plus. Alors, il y a un mécanisme qui est prévu pour que les relations entre les policiers et les citoyens soient gérées quand ça ne tourne pas bien. » - Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil

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