Expédition Franklin : découverte d'artefacts et de restes humains
Les archéologues de Parcs Canada ont découvert des artefacts et des restes humains qui pourraient avoir appartenu à l'équipage de l'expédition de John Franklin, abandonnée en 1845 dans les eaux du passage du Nord-Ouest.
Après deux semaines de recherches dans l'Arctique, les épaves du Terror et du Erebus n'ont toujours pas été détectées, mais de petits objets ont été recueillis sur les sites archéologiques de l'île King William, comme des boutons et une brosse à dents.
Des restes humains, tels une dent et des os, ont aussi été découverts à Erebus Bay, où une douzaine de membres de l'équipage auraient péri.
« Les recherches avancent bien, mais nous n'avons pas encore trouvé les bateaux », a indiqué Marc-André Bernier, chef de l'équipe archéologique subaquatique de Parcs Canada.
Malgré le mauvais temps qui a perturbé certaines activités des archéologues, M. Bernier se dit satisfait de l'expédition et croit qu'elle ira encore mieux après l'ajout d'un véhicule sous-marin automatisé. Conçu par l'Université de Victoria, cet équipement hautement technologique a dû être adapté pour la réalité de l'Arctique.
En parallèle, l'expédition vise aussi à cartographier le fond marin de la région, un volet qui progresse lui aussi.
« Comme nous le savons, malheureusement, avec l'instabilité et les changements climatiques dans le Nord, les glaces diminuent, ce qui signifie qu'il y a plus de zones inexplorées qui sont exposées », explique le Dr Colin Bradley, directeur du Laboratoire technologique océanique de l'Université de Victoria. « Avec l'affluence grandissante de vaisseaux dans le Nord grandit aussi la nécessité de cartographier le fond marin. »
Le navire d'expédition de Parcs Canada, le Sir Wilfrid Laurier, doit poursuivre sa mission jusqu'au milieu de la semaine prochaine.
En 1845, le capitaine John Franklin et 130 marins quittent l'Angleterre à bord de deux navires, le HMS Erebus et le HMS Terror. Ils ont pour mission d'effectuer la première traversée du passage du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien en vue d'établir une nouvelle route commerciale vers l'Asie. Après être restés pris dans les glaces pendant deux ans, l'explorateur et son équipage disparaissent dans l'Arctique, une fin tragique qui a marqué les esprits de l'époque.Les 23 août 2012, Stephen Harper a annoncé le lancement d'une nouvelle expédition de recherche dirigée par Parcs Canada. Il s'agit de la troisième mission scientifique qui tente de repérer les mystérieuses épaves, désignées site historique national par le gouvernement canadien.




