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Politique

Mardi 17 juillet 2012 00 h 37

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Courchesne et Gagnon-Tremblay ne solliciteront pas de nouveau mandat

Deux autres poids lourds du Parti libéral du Québec ne seront pas de la course aux prochaines élections. La vice-première ministre Michelle Courchesne et la ministre des Relations internationales Monique Gagnon-Tremblay quitteront la vie politique à la fin de leur mandat.

Présidente du Conseil du Trésor depuis août 2010, Michelle Courchesne a été nommée à nouveau ministre de l'Éducation après le départ de Line Beauchamp dans la foulée du conflit étudiant.

Élue pour la première fois en 2003 dans la circonscription de Fabre, à Laval, Mme Courchesne était récemment devenue une cible privilégiée pour les partis d'opposition, qui ont attaqué son intégrité et réclamé sa démission après le dépôt d'un rapport accablant par le vérificateur général par intérim, Michel Samson. Il critiquait sa gestion d'un programme d'infrastructures sportives, lui reprochant entre autres d'avoir choisi des projets de façon arbitraire et discrétionnaire.

Il s'agissait du deuxième blâme qu'essuyait Mme Courchesne en moins d'un an. En novembre, le vérificateur général Renaud Lachance déposait un rapport dans lequel il relevait d'importantes lacunes dans l'attribution de places en garderie à l'époque où elle était ministre de la Famille.

Une longue carrière

Monique Gagnon-Tremblay a été élue pour la première fois en 1985 dans la circonscription de Saint-François, en Estrie, qu'elle a conservée tout au long de sa carrière.

Ministre des Relations internationales depuis août 2010, elle avait récemment fait parler d'elle pour avoir répliqué aux préoccupations exprimées par des experts indépendants de l'ONU sur la loi 78 qui visait à mettre fin à la crise étudiante.

Lors de son passage à la tête du Conseil du Trésor, Mme Gagnon-Tremblay avait notamment permis la signature de la première entente en 11 ans avec le Front commun représentant les 475 000 employés du secteur public et parapublic.

Jean Charest salue le travail des deux politiciennes

Lors d'un passage à Sherbrooke pour une annonce d'investissement, le premier ministre Jean Charest a confirmé le départ de Mme Courchesne, mais n'a pas voulu confirmer celui de Mme Gagnon-Tremblay.

« Mme Gagnon-Tremblay aura l'occasion de parler de son avenir. Elle le fera très bientôt. Je vais lui laisser le soin de s'exprimer. Après, j'aurai l'occasion de commenter », a-t-il dit.

Il a néanmoins tenu à lui rendre hommage. « C'est une amie personnelle, depuis plus de 28 ans. Elle a laissé une très grande marque en politique québécoise. Dans tous les ministères où elle a passé, elle a laissé des politiques durables », a-t-il dit.

Pour ce qui est de Mme Courchesne, Jean Charest a dit qu'il regrettera beaucoup son départ. « Michelle a été une des meilleures ministres du gouvernement depuis 2003 », a-t-il dit.

Il a par ailleurs jugé normal que des gens de qualité quittent et que d'autres fassent leur entrée au sein des formations politiques, ne manquant pas de rappeler que le Parti québécois avait lui aussi vu récemment le départ de députés vedettes, dont Lisette Lapointe, Pierre Curzi et Louise Beaudoin.

En réponse aux critiques de la chef péquiste, Pauline Marois, sur le fait de potentiellement tenir des élections en plein été, Jean Charest a dit faire confiance aux Québécois, rappelant qu'il avait lui-même été élu un 4 septembre lors de son entrée à la Chambre des communes, en 1984.

« Mme Marois demande des élections depuis un an, il y aurait des élections, et là elle n'en voudrait pas. Des élections, vous savez, on en a déjà eu à toutes sortes de dates [...]. Je pense que Mme Marois devrait faire confiance aux Québécois. Peu importe la date des élections, les Québécois vont pouvoir faire leur choix. » - Le premier ministre Jean Charest

Le premier ministre a ajouté qu'il aura l'occasion de parcourir le Québec au cours des prochaines semaines, un signe supplémentaire de l'imminence probable du déclenchement des élections.

Les candidats libéraux sont choisis

Par ailleurs, les 125 candidats du Parti libéral sont choisis pour la prochaine campagne électorale.

Les libéraux gardent dans leur manche quelques candidats vedettes à annoncer en temps et lieu. Parmi eux, l'ex-députée libérale fédérale d'Ahuntsic, Eleni Bakopanos, qui promet de faire une chaude lutte à la future candidate péquiste Diane de Courcy dans Crémazie, le fief de Lisette Lapointe, qui a choisi de ne pas se porter candidate.

Dans Richmond, en Estrie, le Parti libéral fera confiance à Karine Vallières, qui tentera de succéder à son père, le ministre Yvon Vallières, qui quittera la vie politique au terme de son mandat.

Parmi ceux qui avaient fait l'objet de rumeurs, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, député de Westmount-Saint-Louis, et la ministre de l'Emploi, Julie Boulet, député de Laviolette, ont décidé de rester et de tenter leur chance à nouveau.

Plusieurs têtes d'affiche du Parti libéral ont annoncé qu'elles ne se représenteraient pas aux prochaines élections depuis quelques semaines, dont Norman MacMillan et Yvon Vallières.

Michelle CourchesneDéputée de Fabre depuis 20032008 : l'a emporté par quelque 3000 voix sur le candidat du PQ (François-Gycelain Rocque)2007 : l'a emporté par un peu plus de 1200 voix sur le candidat de l'ADQ (Patrick Pilotte)Monique Gagnon-TremblayDéputée de Saint-François depuis 19852008 : l'a emporté par environ 1500 voix sur le candidat du PQ (Réjean Hébert)2007 : l'a emporté par près de 3000 voix sur la candidate du PQ (Mariette Fugère)

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