F-35 : Harper promet un bon prix aux contribuables
Le premier ministre Stephen Harper affirme que son gouvernement veut s'assurer que les Canadiens en auront pour leur argent dans le dossier de l'achat des chasseurs F-35.
De passage à Montréal vendredi, M. Harper a souligné à plusieurs reprises que c'est le gouvernement précédent, et non le sien, qui a engagé le Canada dans le développement de ces avions de chasse furtifs destinés à remplacer les CF-18 vieillissants. Il a indiqué que le Canada poursuit notamment sa participation au programme pour permettre à ses militaires de mieux harmoniser leurs efforts avec leurs alliés dans leurs futures missions aériennes.
Sans dire si une éventuelle hausse du coût d'achat des appareils pourrait le forcer à revoir à la baisse ou à annuler sa commande de 65 chasseurs, le premier ministre a soutenu qu'il fera en sorte que les Canadiens bénéficient d'un bon rapport qualité-prix.
« Nous continuons à travailler avec nos alliés pour le développement des nouveaux avions. Mais en même temps, évidemment, nous n'avons pas encore signé de contrat et nous nous gardons la flexibilité pour assurer un bon prix pour les contribuables », a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre responsable du dossier, Julian Fantino, a affirmé vendredi que le gouvernement n'écartait aucune option en ce qui concerne les chasseurs. Il a rappelé que les conservateurs ont mis de côté 9 milliards de dollars pour renouveler la flotte canadienne de CF-18 et a précisé que la flexibilité dont dispose Ottawa porte sur l'échéancier et le nombre d'appareils qui seront achetés.
M. Fantino est le premier membre du gouvernement à avoir laissé entendre que le Canada pourrait revoir son engagement. Mardi, il avait déclaré qu'il n'écartait pas la possibilité de réduire la taille de la commande ou de se retirer complètement du programme, aux prises avec de nombreux retards et des dépassements de coûts importants.




