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Dimanche 17 juin 2012 22 h 36

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Europe

Élections en France : majorité absolue pour les socialistes

Le parti du président François Hollande a obtenu dimanche la majorité absolue à l'issue du second tour des élections législatives, selon des estimations d'instituts de sondages obtenues par l'Agence France-Presse.

Selon les résultats diffusés par le ministère de l'Intérieur, le Parti socialiste (PS) et ses alliés de gauche raflent 314 sièges sur les 577 que compte l'Assemblée nationale, soit largement plus que la majorité absolue (289). Le PS, avec 280 sièges, peut donc se passer de l'appui des Verts et du Front de gauche pour assurer sa majorité.

GaucheParti socialiste : 280Divers gauche : 22Europe-Écologie-Les Verts : 17Radicaux de gauche : 12Front de gauche : 10Indépendantistes martiniquais : 2DroiteUnion pour un mouvement populaire : 194Divers droite : 15Nouveau centre et divers centristes : 14Radicaux de droite : 6Front national : 2Autre extrême droite : 1CentreMoDem : 2

Ce scrutin, décisif pour le président Hollande, lui permettra de mettre en oeuvre ses promesses de campagne, de la réforme fiscale au redressement industriel.

Le premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, a salué le choix de « la cohérence » fait par les Français. Cela « nous confère de grandes responsabilités en France et en Europe », a ajouté le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Les 24 ministres du nouveau gouvernement socialiste ont été élus.

L'ex-ministre de l'UMP Nadine Morano, qui en a appelé sans succès aux électeurs du Front national, a été battue à Toul (Meurthe-et-Moselle), ainsi que les anciens ministres Hervé Novelli, Michèle Alliot-Marie.

Royal et Bayrou battus

Deux des candidats à la présidentielle française en 2007 ont été battu dimanche. C'est le cas de Ségolène Royal, l'ex-candidate socialiste, qui s'est inclinée devant le socialiste dissident Olivier Falorni dans la première circonscription de Charente-Maritime.

« C'est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette majorité présidentielle qui a trompé un certain nombre d'électeurs », a-t-elle déclaré à la télévision.

Le centriste François Bayrou, candidat de l'Union pour la démocratie française en 2007, a reconnu dimanche sa défaite aux élections législatives dans la circonscription des Pyrénées-Atlantiques, dont il était député depuis 1986.

Perçée de l'extrême droite

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a quant à elle été battue de justesse dimanche à Hénin-Beaumont. Le candidat socialiste Philippe Kemel a obtenu 50,11 % contre 49,89 % à Mme Le Pen, avec 118 voix d'avance, selon les chiffres communiqués par la préfecture. Marine Le Pen a cependant demandé le recomptage des voix.

L'extrême droite comptera néanmoins deux élus à l'Assemblée nationale : Marion Maréchal-Le Pen, petite-fille de Jean-Marie et nièce de Marine Le Pen, élue à Carpentras, et le médiatique avocat Gilbert Collard, dans le Gard.

Il s'agit d'un retour en force du Front national, qui n'avait plus été représenté à l'Assemblée nationale depuis 1998.

Le taux d'abstention a été très fort pour ce scrutin législatif, atteignant un record pour ce type d'élection, autour de 44 %, selon des sondages.

Au premier tour, l'ensemble de la gauche (PS, Europe-Écologie-Les Verts et Front de gauche) a récolté 46,8 % des voix, contre 34 % pour la droite (Union pour un mouvement populaire - le parti de l'ex-président Nicolas Sarkozy - et ses alliés) et 13,6 % pour le Front national (FN).

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