Menu

International

Vendredi 25 mai 2012 15 h 41

OK
Partager
Moyen-Orient

François Hollande en Afghanistan pour expliquer le retrait français

En déplacement-surprise en Afghanistan, le président François Hollande a assuré vendredi matin que la France retirerait ses troupes combattantes d'ici la fin de l'année de façon « ordonnée et coordonnée ».

Lors de sa visite de la base de Nijrab, dans la province de la Kapisa, le chef de l'État a rendu hommage aux 83 militaires français morts en Afghanistan depuis le début de l'intervention en 2001.

S'adressant aux membres de la Task force Lafayette, il a garanti que le départ des troupes françaises se ferait dans le respect des conditions de sécurité pour les soldats.

« Notre retrait sera ordonné et coordonné » avec l'OTAN, a affirmé le chef de l'État. Il sera mis en oeuvre « en bonne intelligence » avec les alliés, notamment américains, de la France, a-t-il promis.

« Plusieurs raisons justifient cette décision de retirer nos troupes combattantes d'Afghanistan », a expliqué François Hollande.

« Le temps de la souveraineté afghane est venu. [...] La menace terroriste qui visait notre territoire sans avoir totalement disparu a été en partie jugulée. » - François Hollande, président de la France

« Vous avez exécuté votre mission », a-t-il considéré, disant « toute sa gratitude » et sa « confiance » aux militaires français.

Le socialiste François Hollande s'était engagé, pendant sa campagne électorale, à retirer les troupes combattantes françaises d'Afghanistan avant la fin de l'année, et non à la fin de 2013 comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy l'avait prévu. Une décision qu'il a défendue il y a quelques jours lors du sommet de l'OTAN à Chicago.

Avec environ 3280 militaires à la mi-mai, la France est le cinquième pays contributeur de troupes au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) déployée par l'OTAN en Afghanistan, derrière les États-Unis (90 000), la Grande-Bretagne (9500), l'Allemagne (4700) et l'Italie (3985).

La France a amorcé son retrait d'Afghanistan en octobre 2011, passant le relais aux autorités afghanes dans le district de Surobi. En avril, elle a commencé à leur transmettre le flambeau pour la Kapisa.

Accompagné pour ce voyage de ses ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves le Drian (Défense), François Hollande doit s'entretenir avec le président afghan Hamid Karzaï, avec qui il avait déjà parlé au sommet de l'OTAN à Chicago.

Selon un communiqué de l'Élysée, il doit aussi rencontrer des membres d'ONG et de la société civile afghane, ainsi que des expatriés français.

Associated Press

Partager
Site Complet Alertes SMS Services mobiles