La Colombie-Britannique résiste à l'achat du Groupe TMX
Maple Groupe, le consortium qui souhaite acquérir le Groupe TMX (TSX:X), l'exploitant des principales places boursières du Canada, éveille des craintes du côté de la Colombie-Britannique, qui perçoit dans l'entente d'achat une trop grande concentration du pouvoir à Toronto.
C'est ce qu'affirme une source du réseau anglais de Radio-Canada, alors que les autorités de réglementation des valeurs mobilières britanno-colombiennes déposent une ordonnance de reconnaissance par rapport à une série de demandes qu'elle pose avant d'approuver l'entente.
TMX exploite la Bourse de Toronto, de même que de la bourse alternative Alpha et la Caisse canadienne de dépôt de valeurs.
L'entente d'achat entre le Groupe TMX et le Groupe Maple, un consortium de banques, de fonds de retraite, de maisons de courtage et d'assureurs canadiens, prévoit que 85 % de toutes les actions et les produits dérivés au Canada seront contrôlés par Maple.
Dans son ordonnance, la Colombie-Britannique estime que l'accord créerait « des conflits d'intérêts significatifs », engendrerait des comportements « anticoncurrentiels » et donnerait « des accès inappropriés à de l'information sur les marchés aux propriétaires de Maples, informations qui ne seraient pas accessibles aux concurrents ».
L'agence de la Colombie-Britannique appréhende aussi des risques pour ses plus petites entreprises. Elle souligne que la moitié des entreprises qui négocient à la Bourse TSX sont basées dans la province.
Le régulateur veut également s'assurer que les emplois à Vancouver seront conservés.
Le Groupe Maple dit avoir bon espoir de pouvoir apaiser les craintes de la province et estime toujours que l'entente pourra avoir cours d'ici la fin du mois de juillet.
En plus de la Colombie-Britannique, Maple doit encore obtenir le feu vert des autorités de réglementation des valeurs mobilières de l'Alberta.
Mercredi, deux obstacles à l'achat du Groupe TMX ont été levés. Le Bureau de la concurrence a annoncé qu'il ne contesterait pas la proposition de rachat. La commissaire Melanie Aitken a expliqué que le bureau avait été sérieusement préoccupé par la transaction projetée, mais que les questions qui l'inquiétaient étaient réglées. Quelques heures plus tôt, la transaction avait obtenu le feu vert de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO).




