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Économie

Vendredi 08 juin 2012 18 h 07

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La Caisse de dépôt confirme qu'elle investira davantage au Québec

La Caisse de dépôt et placement du Québec affiche sa volonté d'investir davantage dans les entreprises québécoises et dans des produits et services plus concrets, avec l'annonce récente de trois investissements majeurs dans des compagnies de la province.

Rappelons que la Caisse a annoncé depuis la semaine dernière un investissement d'un milliard de dollars dans CGI afin de lui permettre d'acquérir l'anglonéerlandaise Logica, un soutien de 100 millions de dollars à la Banque Laurentienne et un investissement de 100 millions de dollars dans Genivar pour le rachat de la société britannique WSP.

Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, avait donné le ton en début de semaine en disant que son institution tenterait de déjouer la volatilité des marchés boursiers en misant davantage sur des produits plus concrets.

Le responsable des placements privés à la Caisse, Normand Provost, confirme ce passage vers une économie moins virtuelle, mais refuse d'y voir une volonté de réconforter les Québécois.

« C'est une stratégie d'investissement, ce n'est pas une stratégie de communication. On le fait parce qu'on croit fermement que c'est la façon d'investir actuellement », dit-il. « Vous savez, quand on a une occasion de donner un petit coup de pouce à nos leaders québécois pour s'établir sur l'échiquier mondial, c'est intéressant et valorisant », ajoute-t-il.

Selon Normand Provost, la déprime qui balaie les marchés européens a permis à des joueurs comme CGI et Genivar de faire des acquisitions à bon prix. « Peut-être que ce n'est pas terminé non plus. Ce sont de bonnes occasions pour les entreprises québécoises et la Caisse aussi », affirme-t-il.

Les Manufacturiers et Exportateurs du Québec, qui avaient invité la Caisse à une table ronde sur les enjeux du secteur, se réjouissent de cette volonté d'investir dans l'économie du Québec. Il s'agit d'un mandat que la Caisse avait perdu de vue, selon le président de l'organisme, Simon Prévost.

« Au début des années 2000, c'était clair qu'on voulait simplement faire fructifier l'argent des Québécois. Quand ça a été moins bien à la Caisse, c'est là qu'on est revenu à la charge, en disant "peut-être qu'on peut avoir une stratégie différente" », estime-t-il. « Pour nous, ça veut dire plus d'impact dans l'économie québécoise, d'autant plus que les manufacturiers ont besoin d'aller à l'étranger alors qu'il y a des freins en ce moment », poursuit-il.

Même si les récents investissements de la Caisse touchent exclusivement le secteur des services, l'institution refuse de dire quel domaine d'activité elle priorisera à l'avenir. Elle a d'ailleurs assuré les manufacturiers qu'elle restait engagée à leurs côtés.

Avec les informations de Vincent Maisonneuve et de Bruno Coulombe

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